Été 2026 sur la Côte d’Azur : 85 % de taux d’occupation, RevPAR en hausse de 9 %, la saison s’annonce historique

**La Côte d’Azur aborde l’été 2026 sur une dynamique sans précédent. Portés par des indicateurs hôteliers records en 2025 et une attractivité internationale au sommet, les professionnels du tourisme et de l’immobilier de la région anticipent une saison exceptionnelle, soutenue par un agenda événementiel premium et une clientèle longue distance en forte progression.**

Les chiffres publiés par Côte d’Azur France Tourisme et l’Observatoire du Tourisme ne laissent guère place au doute : la saison estivale 2025 a posé de nouveaux jalons. Avec un taux d’occupation hôtelier moyen de 85 % sur la période juin-septembre, et un pic à 89 % en août, la Côte d’Azur a enregistré ses meilleurs résultats historiques sur ces indicateurs structurants. Dans le même temps, le RevPAR – revenu par chambre disponible – a progressé de 9 % sur l’ensemble de la saison estivale, une performance portée par la montée en gamme continue de l’offre et par une demande de dernière minute particulièrement soutenue, signe d’une destination dont la désirabilité ne se dément pas.

Derrière ces chiffres, c’est la composition de la clientèle qui retient l’attention des analystes. Plus d’une nuitée sur deux provient aujourd’hui d’un visiteur étranger, avec en tête les marchés américain, britannique, scandinave, allemand et italien. Plus révélateur encore : 39 % des visiteurs recensés en 2024 étaient des primo-visiteurs. Ce renouvellement massif de l’audience constitue à la fois une formidable preuve d’attractivité et un défi opérationnel majeur pour 2026. Fidéliser ces nouveaux arrivants passe désormais par des campagnes ciblées hors saison, un axe central du Plan d’Actions 2026 de Côte d’Azur France Tourisme, qui articule sa stratégie autour de quatre saisons distinctes, d’une offensive renforcée sur les marchés longue distance et d’un positionnement affirmé sur le tourisme durable. Les clientèles issues des États-Unis et d’Asie, particulièrement courtisées, génèrent des séjours plus longs et des dépenses par nuitée supérieures de 35 % à la moyenne de la destination : un levier de valeur considérable.

L’agenda 2026 renforce encore cette dynamique. Cannes concentre un calendrier d’affaires d’exception avec le Festival du Film, le MIPIM et le marché ILTM, positionnant la ville comme une place forte du tourisme premium et du MICE international. La Riviera bénéficie également de la dynamique diplomatique franco-indienne et de l’organisation en France d’événements d’envergure mondiale, dont Bharat Innovates et VivaTech, qui drainent des décideurs et investisseurs issus de marchés à fort pouvoir d’achat. Cette convergence entre agenda institutionnel, attractivité culturelle et notoriété de marque place la Côte d’Azur dans une position concurrentielle inédite face aux autres grandes destinations méditerranéennes.

Pour les acteurs de l’immobilier touristique, le signal est particulièrement clair. La demande locative saisonnière sur le segment haut de gamme – villas, propriétés de prestige, plateformes comme Airbnb Luxe – a progressé de 12 % en 2025. Cette tendance reflète un arbitrage structurel de la clientèle aisée, qui privilégie l’espace, l’exclusivité et la flexibilité sur l’hébergement hôtelier classique. Les propriétaires comme les gestionnaires de biens ont tout intérêt à anticiper la saison dès maintenant : calendriers de disponibilités optimisés, services concierge différenciants et communication multilingue sont devenus des critères de sélection déterminants pour une clientèle internationale exigeante.

Pour les hôteliers, la marge de manoeuvre est réelle mais suppose une gestion tarifaire fine. La progression du RevPAR confirme que le marché accepte la montée en gamme, à condition que l’expérience soit au rendez-vous. Investir dans la qualité de service, développer des offres à l’année et activer les marchés longue distance via des partenariats ciblés constituent les axes prioritaires pour transformer l’essai de 2025 en performance durable. L’été 2026 ne sera pas seulement une saison de plus : il pourrait bien marquer le point de bascule d’une destination qui, après des années de montée en puissance, consolide définitivement son statut de référence mondiale du tourisme de luxe.