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La crise du détroit d’Ormuz entre dans une phase critique. Selon Ostrum Asset Management, la fermeture de ce point de passage stratégique a créé la plus importante crise pétrolière de l’histoire moderne, avec plus de 14 millions de barils par jour hors service et des pertes de production cumulées du Golfe dépassant le milliard de barils depuis février 2026.
Les frappes croisées entre les États-Unis et l’Iran de ce 28 mai ont relancé les cours du brut, le Brent évoluant autour de 96,66 dollars le baril. Une volatilité qui se répercute directement sur l’économie de la Riviera, à quelques semaines de la haute saison touristique.
Carburants, transport aérien et pouvoir d’achat
Pour la Côte d’Azur, dont l’économie repose largement sur le tourisme, la hausse du pétrole agit comme un frein potentiel. Le renchérissement du carburant pèse sur le budget des visiteurs qui se rendent dans la région en voiture, tandis que les compagnies aériennes répercutent la hausse du kérosène sur le prix des billets — un facteur sensible alors que l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, deuxième de France, vient d’enrichir son offre transatlantique.
Les professionnels de l’hôtellerie-restauration azuréenne, qui retiennent traditionnellement leur souffle à l’approche de l’été, surveillent de près cette équation. Une saison sous le signe d’un pétrole cher pourrait peser sur les marges, dans un secteur déjà confronté à l’inflation des coûts.
Un choc géopolitique aux effets durables
Au-delà de l’impact immédiat, l’ampleur de la crise d’Ormuz — sans précédent depuis les chocs pétroliers historiques — fait craindre des effets durables sur les chaînes d’approvisionnement et sur l’inflation européenne. La BCE, qui surveille de près ces dynamiques, devra arbitrer entre soutien à la croissance et maîtrise des prix lors de sa prochaine réunion.
