Adresse
12 rue d'Enghien
75010 Paris, France
{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »NewsArticle », »headline »: »Petrole : le Brent grimpe a 104,21 dollars apres Trump qualifiant la proposition iranienne d’ordure », »description »: »Le cours du Brent a dépassé les 104 dollars le baril ce lundi 11 mai 2026, progressant de près de 3 %, après le rejet catégorique par le président… », »datePublished »: »2026-05-12″, »dateModified »: »2026-05-12″, »inLanguage »: »fr-FR », »author »:{« @type »: »Person », »name »: »Marc Delaroche »}, »publisher »:{« @type »: »Organization », »name »: »Cote d’Azur Business », »logo »:{« @type »: »ImageObject », »url »: »https://cotedazurbusiness.fr/wp-content/uploads/2026/04/cotedazur-logo.png »}}}
Le cours du Brent a dépassé les 104 dollars le baril ce lundi 11 mai 2026, progressant de près de 3 %, après le rejet catégorique par le président Donald Trump de la contre-proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre Iran-États-Unis engagée depuis le 28 février. Cette nouvelle flambée des cours du pétrole intervient dans un contexte de tensions diplomatiques maximales, alors que les négociations de cessez-le-feu s’effondrent et que le détroit d’Ormuz reste fonctionnellement fermé, perturbant 13 millions de barils par jour d’approvisionnement mondial.
Trump rejette la contre-proposition iranienne : le prix du brut s’envole
Le marché pétrolier a réagi immédiatement aux déclarations du président américain sur la proposition de Téhéran. Le Brent de mer du Nord, référence internationale pour livraison juillet, a clôturé à 104,21 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI pour juin a progressé de près de 3 % à 98,07 dollars. Donald Trump, cité par CNBC et Reuters, s’est exprimé sans détour sur l’état des négociations : « ».
Sur le contenu spécifique de la contre-proposition iranienne, le Président américain a utilisé une métaphore médicale particulièrement dure. « », a déclaré Donald Trump. Il a ensuite qualifié plus directement la proposition de l’ordure, un langage qui reflète le fossé abyssal entre les positions de Washington et de Téhéran.
Ces déclarations ont immédiatement amplifié les craintes d’une escalade militaire et d’une prolongation du conflit. Depuis le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février 2026, les cours du Brent et du WTI ont tous deux progressé de plus de 40 %, témoignant de la vulnérabilité structurelle des marchés énergétiques mondiaux face à toute perturbation au Moyen-Orient.
La contre-proposition iranienne : quatre exigences principales
Transmise via des médiateurs pakistanais, la contre-proposition de Téhéran comporte quatre exigences fondamentales : la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban ; la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien ; la fin du blocus naval américain sur les ports iraniens ; et le dégel des avoirs iraniens gelés par Washington. L’agence officielle iranienne IRIB ajoute deux conditions supplémentaires : la reconnaissance par Washington de la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz et la mise en place d’un mécanisme de compensation pour les dommages de guerre.
Ces demandes sont restées totalement incompatibles avec les objectifs affichés par Israël et les États-Unis, comme l’a rappelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dimanche dans une interview au programme « » de CBS. Netanyahu a averti que le conflit « » et a énuméré les chantiers encore ouverts : « ». Interrogé sur les modalités du retrait des matières nucléaires, Netanyahu a répondu sobrement : « ».
Le détroit d’Ormuz, goulot d’étranglement pétrolier mondial
Le cœur du problème reste le détroit d’Ormuz, par lequel transitent normalement 20 % du commerce mondial de pétrole. Ce passage stratégique reste fonctionnellement fermé depuis que la marine américaine a saisi un cargo iranien le 19 avril dernier. Selon les estimations de l’ING, environ 13 millions de barils par jour d’approvisionnement restent perturbés, mêmes avec les tentatives de reroutage par pipelines et les mouvements limités de tankers.
Rory Johnston, analyste chez Commodity Context, estime que toute réouverture du détroit déclencherait une chute immédiate de 10 à 20 dollars sur les cours du brut, ce qui expliquerait la structure actuelle de prime de risque géopolitique intégrée dans les prix. Les analystes de Citi prévoient d’ores et déjà des prix encore plus élevés si les négociations Iran-États-Unis s’effondrent définitivement dans les prochaines semaines.
Le sommet de Pékin jeudi : le rôle décisif de la Chine
Donald Trump doit arriver jeudi 14 mai 2026 à Pékin pour deux jours de discussions avec le président chinois Xi Jinping. La question iranienne figurera en bonne place à l’agenda, aux côtés des dossiers commerciaux et de Taiwan. La Chine, en tant que l’un des plus grands importateurs de pétrole iranien, occupera une position déterminante dans les négociations. Son positionnement diplomatique et commercial pourrait infléchir le cours des événements et, par conséquent, celui des marchés pétroliers.
Impact sur la Côte d’Azur : fuel marin et compressibilité des marges
Pour les acteurs du business côte d’azur et monégasque, cette envolée des cours du pétrole crée un environnement à vigilance accrue. Les hedge funds basés à Monaco et les family offices de la Riviera renforcent leurs positions prudentes sur les énergies et l’or, secteurs refuge en période de tension géopolitique. Plus concrètement, le secteur du tourisme de croisière du port de Nice et de Villefranche-sur-Mer constate une remontée des prix du fuel marin et anticipe des marges plus comprimées pour la saison estivale 2026. Les armateurs croisiéristes scrutent chaque variation de 1 dollar du baril, conscients que ces coûts de carburant jouent directement sur leur rentabilité opérationnelle dans une région où la compétitivité touristique s’affirme comme cruciale.
